Déjà la fin d'une année qui se sera écoulée bien vite. Une bonne occasion de se remémorer certains
bons/mauvais moments de celle-ci juste avant les partiels et autres soutenances finales.
La première année en école post-bac change assez radicalement du rythme "vacances" que nous permet de
suivre le lycée. Ici s'achèvent les nuits complètes et commence le vrai travail. Heureusement on ne laisse pas que de bonnes choses derrière et on peut rapidement oublier des matières comme la
biologie, l'histoire, la philosophie, l'allemand ou encore le latin. L'air de rien cela aide pas mal.
L'année commence par trois semaines de séminaire, censé nous remettre à niveau. N'oublions pas que l'on sort de près de
trois mois de vacances. Le programme est simple : le matin, de l'algorithmie et l'après-midi, des mathématiques. Pour les maths rien de bien sorcier, puisque l'on ne fait que reprendre le
programme de Terminale. En algo c'est une toute autre histoire puisque bon nombre d'élèves n'ont jamais véritablement fait de programmation (pour l'anecdote on se souviendra de cette question de
notre cher prof "Qui n'a jamais touché un clavier?"). Heureusement on commence en douceur avec des premiers algos simples comme coder une factorielle sur OCamL.
Une fois le séminaire terminé il est temps de se détendre un peu. Les spés (2e année) organisent en
effet une journée d'intégration allant dans ce sens ce qui permet également de faire connaissance avec d'autres camarades de la promo. Au programme : vente de sopalin, lancer de flamby,
bierre-pong, mini-bus et beaucoup d'autres. Mais ce n'est pas tout : cette journée d'inté est en effet suivie de la première VJN de l'année. Et là encore il y a du choix : concerts, karaoké,
LAN, jeux-vidéos, oldies, Guitar Hero, Rubik's Cube... Après un week-end pour se remettre de nos émotions (couchés à 6h quand même), les choses sérieuses commencent.
De nouvelles matières sont venues se greffer à celles précédemment citées : physique, électronique, TP
d'info, anglais général et technique et méthodologie. Pour la plupart pas grand chose de nouveau sauf la méthodo. Ce nom n'en dit effectivement pas beaucoup. Il s'avère finalement que cette
matière est un mix de français/philo "light". Francais car pas mal de tests d'orthographe sont effectués (cela peut paraître superflu mais vu certains phénomènes ce n'est pas le cas) et
également des résumés comme dans une prépa classique (on nous propose un texte que l'on doit résumer avec un nombre de mots donnés). Pour le côté philo c'est peu poussé puisque cela se résume à
des pseudo-débats sur des thèmes d'actualité. Seulement cela ne remplit pas toutes les heures et nous avons donc le droit chaque semaine à un exposé sur des sujets divers et variés
(sous-marins, déchets nucléaires, Aveyron...). Finalement cette matière présente très peu d'intérêt puisque même en la négligeant toute la promo réussit à obtenir une moyenne plus
qu'honorable.
La deuxième "nouvelle" matière est le TP d'info. Une fois par semaine deux ACD (Assistant CamL Delphi)
nous présentent un nouveau TP. Les ACD sont en Ing1 et sont donc encore étudiants à l'EPITA ce qui facilite le dialogue. Après un bref rappel des notions abordées en cours et en TD, on se lance
dans l'implémentation du TP qui peut avoir différentes formes : Sudoku, Bomberman, moteur physique... En 3h on a rarement le temps de finir mais qu'à cela ne tienne, tous les TPs doivent être
rendus au plus tard le dimanche à 11h42 via l'intranet. En réalité tout n'est pas si rose notamment grâce à une méthode de correction pour le moins étrange de nos chers ACDs, des sujets bourrés
de fautes ou encore des deadlines changées à la dernière minute. Toutefois rien de dramatique puisque les notes d'IP (Informatique Pratique) peuvent être compensées grâce au projet.
Parlons-en d'ailleurs de ce fameux projet. Il consiste à créer un jeu sur une année (8 mois plutôt) en
utilisant des outils imposés. Ce projet réunit quatre étudiants (ou trois pour les moins chanceux) qui vont chercher à créer un jeu entièrement eux-mêmes. Pour nous le présenter, une conférence a
été organisée où les spés nous présentent leurs jeux de l'an dernier. On assiste ainsi à la démonstration de tous types de jeux : Shoot'em Up, Course, Plate-formes et même, pour les majors, un
Warcraft-like. Plusieurs étapes vont intervenir dans le processus. Tout d'abord la création du groupe qui se révèlera primordiale plus tard. Vient ensuite le cahier des charges où l'on va décrire
sur 40 pages comment on conçoit notre jeu ainsi qu'une répartition des tâches.
Une fois ces étapes validées par Krisboul le prof d'algo, le codage peut enfin commencer. Et là c'est
bien souvent le drame car le début est très difficile. En effet, si l'on a des cours d'algo ceux-ci ne portent en aucune façon sur la façon de créer un rendu graphique. Il y a donc un véritable
travail de recherche à effectuer ne serait-ce que pour afficher un simple cube dans une fenêtre. Le projet n'est pas seulement évalué à la fin de l'année, mais ponctuellement lors de soutenances
où l'on montre les progrès apportés au jeu. Cela demande un réel travail en dehors de l'école et également de pouvoir compter sur ses partenaires. Bon nombre de groupes ne terminent pas l'année à
4 et/ou comptent de vrais fainéants dans leur groupe. Ce qui fait notamment la différence entre les bons et très bons projets. Le projet est de loin ce qui demande le plus de travail. Chaque
soutenance est précédée d'une semaine de rush où l'on ne fait que de coder et où l'on dort très peu.
Voici donc dans les grandes lignes comment se déroule l'année de sup' à l'EPITA. Il y aurait encore
beaucoup à dire sur les profs, les khôlleurs, la cafet, la résidence... L'ambiance régnant dans cette école est totalement différente du lycée : la masse de travail est plus importante mais la
proximité avec les étudiants d'anciennes promos est telle qu'il y a bien souvent quelqu'un prêt à venir nous donner un coup de main. De plus, comme vous l'aurez compris on se détend également
beaucoup avec des soirées, concerts et autres.
Aujourd'hui le dernier cours est passé et il ne nous reste "plus" qu'une semaine de partiels comptant
tout de même pour 35% de la note annuelle mais également la soutenance finale avec on l'espère un jeu complet à présenter.
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